Saluons la naissance du “Comité de Défense des terres fertiles” de Villeneuve-sur-Lot…

Notre amie Sylvie Delcoustal nous communique un article paru dans le journal Sud-Ouest du 2 Octobre 2017.

Villeneuvois : le comité de défense des terres fertiles est né

Publié le  par Julien Pellicier.

Villeneuvois : le comité de défense des terres fertiles est né
Photo Sud-Ouest – Jullien Péllicier
Le comité de défense des terres fertiles du Villeneuvois va lancer une pétition. 

JULLIEN PELLICIER

Il dénonce la politique d’achat de foncier par l’agglomération du Grand Villeneuvois

Déjà neuf hectares et bientôt peut-être 12 de plus. A Saint-Sulpice, entre le Lot et la zone industrielle la Barbière, la communauté d’agglomération du Grand Villeneuvois “fait des réserves” en espérant que le projet porté par Philippe Ginestet, qui entend réunir sous un seul immense entrepôts toutes les capacités de stockage de Gifi, y voit le jour.

L’opération se traduit par une artificialisation de terres agricoles “de première catégorie, en plaine et irrigables”, dénoncent les membres du collectif porté entre autres par la Confédération paysanne et Attac.

******

Lire, également, l’excellent article de Frédéric Pascaud, paru dans la Dépêche du Midi du 2 Octobre 2017 :

Un collectif pour défendre les terres agricoles fertiles de la vallée du Lot

Riverains de la zone, Attac, la confédération paysanne ou simples soutiens ont décidé de se regrouper en un collectif afin de défendre les terres agricoles de la zone./ Photo DDM, F.P.
Photo : La Dépêche du Midi – Frédéric Pascaud
Riverains de la zone, Attac, la confédération paysanne ou simples soutiens ont décidé de se regrouper en un collectif afin de défendre les terres agricoles de la zone./ Photo DDM, F.P.

La future extension de la zone industrielle au niveau de Saint-Sulpice est en passe de créer de multiples tensions entre défenseurs des terres agricoles et pouvoirs publics. Un collectif vient de voir le jour.

D’un côté, des riverains des zones industrielles de la ville, des agriculteurs, en particulier Sébastien Le Bot, des associations, des syndicats (Attac, la Confédération paysanne…), tous soucieux de préserver les terres agricoles situées entre la D661 et le Lot ; de l’autre, la mairie, la communauté d’agglomération et des industriels qui souhaitent s’implanter sur de nouvelles parcelles.

«Aménager et pas déménager»

«Je cultive des terres ici», explique Sébastien Le Bot. Et bien qu’il soit installé sur les hauteurs de Hautefage, il travaille depuis longtemps en bordure du Lot. «Et j’ai toujours souhaité m’agrandir. Lorsque les terres de M. Daurios ont été mises en vente, je me suis rapproché de la Safer pour les acquérir. Mon dossier a, dans un premier temps, été accepté, mais un vice de forme a fait que la vente a été annulée, et que les terres en question ont été achetées par la mairie. Les terres ici sont exceptionnelles, et il est inadmissible de les voir être bétonnées. Il faut qu’elles soient exploitées, par moi ou par un autre».

C’est suite à cette histoire de vente annulée que de nombreux riverains (mais pas que) ont été sensibilisés à l’avenir de ce secteur. Et tous de reprendre en cœur qu’ils souhaitent «certes un aménagement qui puisse satisfaire tout le monde, mais pas de déménagement. Certains ici exploitent ces terres, pourquoi les faire partir ? Si ce n’est pour satisfaire certains industriels qui pourront ainsi installer leurs entrepôts en bordure de route». Car pour ces riverains, «les nuisances subies vont être insupportables. Et pour ceux qui vont rester, la valeur de leurs biens va être fortement dépréciée».

Tous de déplorer l’absence d’un véritable projet de ceinture maraîchère. «Nous pouvons tout produire ici, c’est un véritable gaspillage des terres agricoles. Et il ne faut pas oublier que le travail de la terre est aussi créateur d’emplois».

Quant à la suite, le collectif va envisager de futures actions.


La réponse de la CAGV

Christophe Martin, directeur adjoint de la CAG, en charge du développement économique de l’agglomération, souhaite apaiser les polémiques. «Depuis 2007, la ZAC de Villeneuve a vu 19 entreprises s’installer pour 55 millions d’euros d’investissements privés et près de 300 emplois de créés. Quant aux friches, de nombreuses ont été réhabilitées et des espaces économiques ont été réaffectés. Il ne reste que très peu de ces anciennes friches. Nous voyons bien qu’il existe une dynamique industrielle et logistique. Il est de notre devoir de l’accompagner en proposant de nouveaux terrains à proximité immédiate des zones déjà existantes. Il y va de la création de nombreux emplois sur notre territoire».

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*