Des “terres de partage” qui luttent contre le gaspillage menacées à Barbentane…

Notre amie Sylvie Delcoustal, Secrétaire Générale de l’Association “Défense du Cadre de Vie”, nous adresse un article de Nicolas Rey, paru dans LA PROVENCE du 16 Avril 2018, concernant l’avenir incertain de l’Association “Partage d’Amour”, présidée par Anthony Saint-Michel, jeune agriculteur qui gère une ferme expérimentale à Barbentane.
Sylvie nous invite, également, à signer une pétition de soutien proposée par Change.org
Vous trouverez ci–dessous, l’article de LA PROVENCE et le texte de la pétition :
Sylvie Delcoustal

Terre d’Amour : une terre d’avenir


 Pour signer la pétition, cliquez sur le lien ci-dessous  :

Nous sommes un collectif de citoyens implantés dans des habitats légers au milieu d’un verger (pommes et poires), situé sur la commune de Barbentane (13) à proximité du Vaucluse (84) et du Gard (30). 

Nous récoltons bénévolement depuis 2 ans, les fruits de ce verger laissé à l’abandon depuis plus de 6 ans.

Pour lutter contre le gaspillage, notre association a étendu son action à d’autres vergers laissés à l’abandon. En un an et demi, nous avons pu récolter environ 7 tonnes de fruits naturels : pommes, poires, abricots, brugnons, figues, mûres, cerises ,pêches , kakis, nèfles…

Nous repartageons les fruits lors de marchés associatifs que nous organisons chez les adhérents ou sur des lieux publics autorisés par les communes. Nous les proposons à des prix équitables afin de permettre au plus grand nombre de personnes de se nourrir sainement. L’argent ainsi récolté permet à l’association de payer ses charges et de poursuivre son action.

Notre activité s’est élargie aux légumes bio auxquels se sont ajoutés d’autres aliments comme les lentilles, les pois chiche, les pâtes et la farine. Leurs points communs : ce sont tous des aliments bio, locaux et saisonniers. 
Notre association sert d’intermédiaire et de vitrine aux producteurs.
Nous récupérons les aliments auprès des producteurs et les proposons aux consommateurs lors de nos marchés.

Afin de conserver dans la durée, les bienfaits des produits de saison, nous transformons à l’aide de nos pressoir manuel, les fruits en jus : pomme, pomme poire, pomme poire gingembre… 

Pour aller plus loin, nous avons comme projet de créer un lieu de vie permaculturel reposant sur les 3 grands principes de la permaculture : le respect de la terre, le respect de l’être humain et la partage des ressources. Ainsi, sur ce lieu, nous développerons :

·  le secteur agricole pour la production maraichère et arboricole, la culture de plantes aromatiques et médicinales,

·  les habitats légers pour les résidents permanents qui souhaitent vivre au quotidien un mode de vie permaculturel,

·  les échanges avec tous les acteurs qui souhaitent s’y inscrire : woofer, professionnels des secteurs agricoles, éducation, bien être, santé, culture..

             OR, ce verger va être mis en vente début avril 2018 !!

Ø  Si vous aimez ce projet solidaire et social, 

Ø  Si vous ne voulez pas que d’autres personnes récupèrent les vergers uniquement à des fins commerciales et traitent avec des pesticides les pommes et les poires,

Ø  Si vous voulez profiter encore plus et plus longtemps d’aliments sains,

SIGNEZ CETTE PETITION POUR QUE NOUS AYONS PLUS DE POIDS AU MOMENT DE LA VENTE
 

Vous pouvez également nous soutenir :

·  en participant à notre campagne de crowfunding,

·  en venant participer à notre Assemblée Générale prévue le 25 mars sur la terre

·  en “aimant” notre page Facebook https://www.facebook.com/peacetonique/?ref=br_rs

·  en relayant l’information auprès de vos contacts

Contacts

06.27.20.53.84 Anthony (Président)

06.61.49.93.32 Stéphanie (Secrétaire)

06.51.79.68.91 Cyrille (Trésorier)

partagedamour13@gmail.com

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Article paru dans LA PROVENCE :

L’association Partage d’amour cultive des terres en friche contre le gaspillage, mais elle pourrait être privée de ces parcelles

Par Nicolas Puig

La philosophie d'Anthony Saint-Michel et de Partage d'amour, c'est de laisser faire la nature. Une expérimentation menée à Barbentane sur une terre qu'il pourrait perdre.
La philosophie d’Anthony Saint-Michel et de Partage d’amour, c’est de laisser faire la nature. Une expérimentation menée à Barbentane sur une terre qu’il pourrait perdre.
PHOTO JÉRÔME REY

Entre Boulbon et Barbentane s’étend une terre un peu spéciale. Sur ces 7 hectares (quatre sont plantés de fruitiers, deux sont dédiés au maraîchage), Anthony Saint-Michel s’est installé il y a deux ans. La parcelle, elle, était déjà en friche depuis quatre ans.

Cette terre donne au moins 100 tonnes de fruits chaque année, qui tombent par terre…” C’est donc tout naturellement que l’idée de lutter contre le gaspillage en récoltant les fruits, puis de les écouler dans des petits marchés alentour, a germé. C’est le rôle que s’est donné, entre de nombreux autres, l’association Partage d’amour, créée le 25 mars 2017 autour de ces 7 hectares, dont elle pourrait bientôt être privée : la terre fait partie de la réserve foncière des Hôpitaux de Paris (AP-HP). Qui ont décidé de la vendre.

Quand je me suis installé, je suis allé voir la mairie de Barbentane et j’ai contacté l’AP-HP pour demander une mise à disposition légale, explique Anthony Saint-Martin, président de l’association. Je n’ai jamais eu de réponse.”

Un projet, des expérimentations

La Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) lui a alors conseillé de monter une association agricole, une démarche suffisante pour pouvoir racheter les 7 hectares en l’absence de dossiers concurrents. Seulement, depuis, d’autres exploitants du secteur se sont révélés intéressés. Le parcours d’installation d’Anthony doit donc passer par la création d’une entreprise agricole, pour être au niveau des autres candidats. Démarche dans laquelle il s’est lancé. Il attend désormais la décision de la Safer.

Mon but, c’est de faire de l’agriculture biologique, en permaculture, il y aura 1 200 m2 de maraîchage, 600 en tunnel, 600 en plein champ et 4 hectares d’arboriculture, en transition vers l’agroforesterie“, détaille Anthony. Agroforesterie ? “On veut faire une forêt comestible. Par exemple, entre les pommiers, de petits peupliers commencent à pousser. On pourrait se dire que ça va faire concurrence aux fruitiers. Mais non, la diversité nourrit la terre, fait venir les insectes, elle fait du bien aux arbres.” Ces pommiers ont donné 7 tonnes en 2017.

À côté des arbres, il y aura aussi des animaux, chèvres, brebis, cochons et volailles. Et des habitats légers. Le projet de l’association, c’est de faire de l’endroit un lieu de vie permaculturel, c’est-à-dire où tout est régi par le rythme de la nature, ouvert à qui le souhaite. Scolaires y compris : Anthony, en relation avec l’Éducation nationale, a déjà accueilli les élèves de la Maison familiale rurale d’Eyragues et ceux du lycée agricole de Nîmes-Rodilhan.

Partage d’amour, en deux ans, a su créer un réseau important sur le territoire. La structure a décidé de développer plusieurs projets. Par exemple, la transformation, sur place, des fruits en jus divers et variés. Ou la création de “partenariats” avec d’autres exploitants bio des alentours. À l’occasion de chantiers participatifs, l’association vient leur prêter main-forte. “Certains produisent pour des grossistes. Les fruits non calibrés restent donc dans les champs. Des ouvriers en fin de saison viennent nettoyer tout ça et les fruits vont à la poubelle. Nous, on vient avec des bénévoles, on nettoie les parcelles mais en échange, on prend les fruits et on les vend sur nos marchés.” C’est déjà le cas avec trois producteurs. Il y a aussi l’aide à l’installation : sur une jeune exploitation de Barbentane, les bénévoles ont planté 3 000 m2 de fraises. La récolte devrait donner 200 kg.

Le coeur de Partage d’amour, ce sont ensuite les marchés, où les 200 membres du réseau viennent s’approvisionner. Tandis que des producteurs bio confient à l’association une partie de leur production. Ils bénéficient ainsi d’une bonne vitrine.

Des marchés, de l’entraide entre producteurs, des expérimentations et de la pédagogie, avec pour maître mot la lutte contre le gaspillage : la terre de partage de Barbentane représente tout cela à la fois.

Une pétition en ligne

Sur la plateforme 

Change.org,

l’association Partage d’amour fait les présentations, détaille ses actions et ses projets, et invite à signer une pétition : “Si vous aimez ce projet solidaire et social, si vous ne voulez pas que d’autres personnes récupèrent les vergers uniquement à des fins commerciales et traitent avec des pesticides pommes et poires, si vous voulez profiter plus longtemps d’aliments sains.”

Leurs marchés

Pommes, poires, abricots, lentilles, farine, pois chiches… L’association Partage d’amour, à partir des produits qu’elle récolte et qu’on lui confie, organise plusieurs marchés de nourriture saine, locale et équitable dans les environs. Il y en a un le lundi à Sorgues (Vaucluse), dans la cour d’un adhérent ; un dans les locaux de l’association le Tri-Porteur à Avignon ; un à Villeneuve-les-Avignon le mercredi matin ; un le samedi, à Arles, dans les locaux du café associatif l’Odyssette, rue du Cloître, un samedi sur deux et de 12 h à 16 h ; un à Saint-Martin-de-Crau le troisième samedi de chaque mois à l’espace Cosmos. Bientôt, un marché pourrait même s’installer place Paul-Doumer, à Arles, le vendredi de 10h à midi. Toutes les dates et lieux des marchés sont sur la page Facebook de l’association.

 

2 Comments

  1. Sur sa page Facebook “Partage d’Amour”  a répondu à mes questions qui étaient « Les terres ont été vendues début avril ? Qu’en est-il ? La pétition est toujours d’actualité ? »
    Partage d’Amour : “La commission chargée de vendre se réunira courant juin. On travaille sur plusieurs possibilités de rachat ou portage avec la SAFER.”
    DONC continuons à soutenir cette association !

    • Bonjour, merci pour ce merveilleux partages, tout est bien réuni .
      Nous sommes toujours installés sur la terre depuis maintenant 3 ans , la commission Safer devrait se faire en septembre .
      Le collectif Partage d’amour agricole veut acheter la terre à son nom.
      A voir maintenant si cela reste possible , comme en face il y a d’autres candidats pour acheter la terre des Assistances publiques des hôpitaux de Paris.
      Nous sommes une association agricole ( collectif) face à des agriculteurs ( individuel) .

      Anthony Saint-Michel président de l’association Partage d’amour

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