Développement durable : Il faut réduire le tonnage de nos déchets de moitié d’ici à 2025.

La première conférence territoriale où l’on parle de réduction du tonnage des déchets, de valorisation, d’économie circulaire, de développement durable, s’est tenue mardi 27 Mars 2018, à l’hôtel du Département à Agen. Je vous conseille la lecture du compte-rendu de cette première réunion publié dans le Petit Bleu du 29 Mars 2018 (J.L.A – Photo Jean-Michel Mazet). Intéressant…

Il faut réduire le tonnage de nos déchets de moitié d’ici à 2025

La première conférence territoriale s'est tenue mardi à l'hôtel Saint-Jacques./ Photo Le Petit Bleu Jean-Michel Mazet
La première conférence territoriale s’est tenue mardi à l’hôtel Saint-Jacques./ Photo Le Petit Bleu Jean-Michel Mazet

Où l’on parle de réduction du tonnage des déchets, de valorisation, d’économie circulaire, de développement durable. Et d’un département pilote côté développement durable.

 Le département de Lot-et-Garonne produit plus de 180 000 t de déchets ménagers et assimilés chaque année. Et au fil des ans, que ce soit par obligation, du fait d’une prise de conscience ou grâce à des mesures d’incitation, le tonnage des déchets valorisés par le tri ou le compostage (pour les déchets verts) atteint 80 000 t. «Mais il reste encore, chaque année, 100 000 t de déchets résiduels, enfouis (76 000 t) ou incinérés (24 000 t)». Et le constat affiché par Jacques Bilirit, le président de Valorizon, n’est pas seulement fait pour aligner des chiffres dans un document public. Il veut faire prendre conscience du chemin à parcourir pour entrer dans les clous de la loi de transition énergétique pour la croissance verte: «Votée en 2015, cette loi fixe pour objectif de réduire de 50% le tonnage des déchets enfouis ou incinérés, de diminuer la production de déchets et d’améliorer le recyclage et la valorisation des matériaux.» Phrase clef : «Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas».

«Sortir du modèle du gaspillage»

Labellisé «Territoire zéro déchet, zéro gaspillage», le Lot-et-Garonne est engagé depuis 2015 dans une «démarche territoriale pionnière» d’économie circulaire. «On doit changer de paradigme», expliquait mardi matin Jacques Bilirit en ouvrant les travaux de la première conférence territoriale au sein de l’hôtel Saint-Jacques. Transformer les déchets en ressources, placer l’économie verte au service du développement territorial et de la création de nouveaux emplois : pour répondre à ses ambitions, Valorizon a créé un «écoparc» sur un terrain de 16 ha de foncier et un bâtiment de 16 000 m2 dans la zone économique du confluent, à Damazan. «Après un premier événement avec le lancement de l’écoparc en 2017, Valorizon passe à l’étape suivante en lançant une démarche de consultation pour définir la feuille de route du projet».

Trois axes de travail sont définis par les acteurs de la gouvernance de l’écoparc. Prévenir et réduire la production de déchets ; faire émerger une dynamique économique sur l’écoparc et améliorer les performances de collecte des déchets dans le Lot-et-Garonne. Des partenariats seront établis avec des collectivités locales (région, département), avec des universitaires ou encore des acteurs engagés dans le monde de l’économie circulaire ou du développement durable.

Valorizon peut aussi compter sur François-Michel Lambert, le président de l’Institut d’économie circulaire. Présent pour la conférence territoriale de mardi, il a salué le travail du Lot-et-Garonne, finalement en cohérence avec les propos d’Emmanuel Macron. «Le président a clairement exprimé l’absolue nécessité de rentrer dans une économie circulaire. Il nous faut sortir d’un modèle gaspilleur de ressources, sortir du modèle du gaspillage. Il n’y aura pas de deuxième planète, de secours qui viendra se garer près de la terre». Et justement, s’agissant du Lot-et-Garonne et des projets de l’écoparc, «c’est une chance pour la France de trouver des territoires comme le Lot-et-Garonne, territoires exemplaires».

Le syndicat Valorizon regroupe 8 communautés de communes, 2 communautés d’agglomération et un syndicat mixte de collecte. Soit 290 communes et 246 544 habitants.

1 Comment

  1. Bon exemple que cette conférence ; mais nous pouvons faire bien mieux en optimisant nos tris, notre mode d’achat ; et il serait souhaitable que la CAGV mette en place de vrais moyens pour montrer aux gens comment trier, animer une journée sur le ramassage comme “nettoyons la nature et notre commune” ; reformuler les tournées de ramassage inadaptées depuis 1 an, bref se montrer exemplaires et être sur le terrain pour que tout le monde s’y mette, pour revaloriser au maximum afin de réserver nos resources naturelles si mal en point.

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