Dossier Saint-Sulpice : les échos de la Presse locale

La Presse Locale a publié, intégralement, ou partiellement, la lettre ouverte adressée à Patrick Cassany par les 3 Associations : ATTAC 47, Confédération Paysanne 47 et Association du Grand Villeneuvois pour la Défense du Cadre de Vie.

LA FEUILLE du 1° Décembre 2017, lui consacre 2 pages entières : Commentaires, photos et lettre intégrale :

Texte et croquis publiés par LA FEUILLE le 1° Décembre 2017

Suit : le texte intégral de la LETTRE OUVERTE A M. Patrick CASSANY,
Maire de Villeneuve-sur-Lot, Président de l’Agglomération du Grand Villeneuvois

Monsieur le Président,

Trois Associations du Grand Villeneuvois, la Confédération Paysanne 47, ATTAC 47, et l’Association du Grand Villeneuvois pour la Défense du Cadre de Vie, réunies en collectif de défense des terres fertiles de la vallée du Lot, vous demandent publiquement et de façon pressante, d’entreprendre une politique d’aménagement vertueuse, sobre en matière de consommation de terres à vocation agricole, et qui respecte les souhaits de nos concitoyens attachés à leur patrimoine .

Nous sommes particulièrement choqués par les pressions que la collectivité publique, que vous présidez, exerce sur les riverains des zones d’activités du secteur de Saint-Sulpice.

En effet, depuis plusieurs mois, et vous n’en faites pas mystère, la Communauté d’Agglomération du Grand Villeneuvois, envoie ses agents, fonctionnaires ou mandataires, démarcher de nombreux habitants du secteur de Saint-Sulpice, pour les presser de vendre leurs terres à l’Agglomération qui a l’intention d’installer une zone d’activités, d’une vingtaine d’hectares entre l’Avenue Henri Barbusse et les rives du Lot.
Or, les parcelles de ce secteur sont des terres fertiles à haute valeur agronomique , normalement dévolues à l’agriculture, et non destinées au bétonnage, quelles qu’en soient les bonnes raisons. La protection des terres agricoles de l’artificialisation fait partie des préoccupations prioritaires en matière de politique d’aménagement ; et il serait souhaitable que sous votre autorité, la CAGV s’engage résolument dans cette voie.

Sur les éléments déjà actés:

Nous considérons également, qu’il y a eu, de la part de l’Agglomération, gaspillage de l’argent public, lorsque, au prétexte de faire disparaître une enclave gênante dans le territoire convoité, l’Agglomération a fait l’acquisition du domaine de M et Mme Alary, simple petite parcelle avec maison, de 2634 m², pour 300 000 Euros.

Sur les démarches en cours:

Nous considérons que les démarches, nombreuses, répétées et insistantes, voire menaçantes, effectuées auprès des riverains non-vendeurs s’apparentent à du harcèlement. Nous réprouvons ce type de comportement, surtout lorsqu’il s’adresse à des personnes âgées et sans défense; C’est le cas, en ce moment, à l’égard du couple Balès, menacé d’expropriation, s’il n’accepte pas le diktat de l’Agglomération. Cela ne saurait se justifier, même au nom d’un pseudo-intérêt général. Nous vous rappelons que nous sommes très attachés au strict respect des personnes, et de leurs biens et que nous réprouvons fortement ce type de comportement .

D’autre part, nous considérons que l’aliénation de nouvelles terres fertiles agricoles au profit d’une zone d’activité industrielle ou commerciale est une aberration. La CAGV a déjà acquis, avec l’argent public, des terres agricoles non exploitées près de la zone actuelle, côté coteaux. 12 à 15 hectares y seraient disponibles. Nous vous suggérons d’agrandir cet espace et de laisser les terres le long du Lot disponibles pour le développement d’une ceinture maraîchère et ainsi permettre l’installation de jeunes porteurs de projets agricoles qui pourraient les exploiter en agriculture Bio de proximité; c’est ce que recommandent d’ailleurs, les pouvoirs publics et votre nouveau PLUi.

Nous ne sommes nullement opposés au développement économique du Grand Villeneuvois, mais nous ne l’acceptons pas à n’importe quel prix. Nous souhaitons que soient strictement respectées les dispositions du décret 2016-1190 paru au journal officiel le 02 septembre 2016 qui prévoient une étude d’impact sur les terres agricoles, rendue publique, comme l’impose son article R122-2. Or, à notre connaissance, cette démarche n’a pas été effectuée.

Nous souhaitons que tous les citoyens de l’Agglomération du Grand Villeneuvois soient, régulièrement, tenus informés de ces affaires qui les concernent, et non mis devant le fait accompli.

Pour notre part, associations responsables et vigilantes, nous sommes, sur ces sujets, preneurs de toutes concertations auxquelles vous voudrez bien nous convier.

Recevez Monsieur le Président l’expression de nos meilleures salutations.

Pour la Confédération Paysanne 47 : Christian Crouzet.

Pour l’Association du Grand Villeneuvois pour la Défense du Cadre de Vie : Sylvain Blanche.

Pour l’Association ATTAC 47 : Marie-Hélène Loiseau.

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Le Sud-Ouest du 1° Décembre 2017 :

Grand Villeneuvois : le collectif de défense des terres fertiles ne lâche rien

Publié le  par sudouest.fr Lot-et-Garonne.
Grand Villeneuvois : le collectif de défense des terres fertiles ne lâche rien
A Saint-Sulpice, la protestation s’organise.

JULLIEN PELLICIER / JULLIEN PELLICIER

Il vient d’adresser une lettre ouverte à Patrick Cassany après l’achat par l’Agglo de terres agricoles destinées à accueillir une zone industrielle

Attac, la Confédération paysanne et  l’Association du Grand Villeneuvois pour la défense du cadre de vie ne se disent pas opposés au développement économique et à la création d’emploi. Toutefois, les trois associations réunies au sein du collectif de défense des terres fertiles du Villeneuvois se disent choquées par la politique de l’agglomération du Grand Villeneuvois qui achète, le long de l’avenue Henri-Barbusse, à Villeneuve-sur-Lot, des terres agricoles pour y créer une zone industrielles.

Les militants proposent d’autres alternatives et préféreraient que ses terres de plaine, au bord du Lot, servent à créer une ceinture verte, propice au développement d’un maraîchage bio qui pourrait permettre d’alimenter les cantines de la ville.

Ils développent leurs arguments et critiques dans une lettre ouverte adressée à Patrick Cassany (lire ci-dessous), qu’ils doivent rencontrer mardi 5 décembre.

(Suit : le lien qui renvoie au texte intégral de la lettre ouverte, publié sur Facebook le 28 Novembre 2017 = texte identique à celui publié par LA FEUILLE – voir ci-dessus).

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