Dossier Saint-Sulpice : requête déposée en Mairie à l’attention du Commissaire enquêteur :

Le dossier Saint-Sulpice suit son cours. Le Collectif de Défense des Terres Fertiles (Attac, Confédération Paysanne, Association du Grand Villeneuvois pour la Défense du Cadre de Vie) vient de déposer en Mairie de Villeneuve, ce Vendredi 2 Mars 2018, un mémoire de Requêtes avec Doléances à l’attention du Commissaire Enquêteur chargé du Dossier (Concertation préalable relative à la Zone d’Activités du lieu dit “La Grande Pièce” à Saint-Sulpice).

Ci-dessous le texte intégral de la requête déposée par Sylvain Blanche au nom du Collectif.

Sylvain Blanche

Association du Grand Villeneuvois pour la Défense du Cadre de Vie

Sylvain Blanche – Roujol – 47340 Saint Antoine de Ficalba

Tél. 06 73 57 31 05

adcv.grandvilleneuvois@gmail.comhttp://defense-du-cadre-de-vie.fr – N° W473001894

 

Requête du collectif regroupant ATTAC, la confédération paysanne du 47, et l’association de la défense du cadre de vie de la CAGV.
  • Le collectif ne peut pas accepter que la CAGV puisse impacter les meilleures terres fertiles en bordure du lot, pour construire du bâtiment industriel, alors qu’il faudrait dans un premier temps compléter l’espace libre au sein des zones actuelles. 
  • La CAGV met en place un nouveau PLUIh et une charte paysagère en s’appuyant sur les études de cabinets  (payés avec notre argent) qui dénoncent sur le rapport, le bétonnage des meilleures terres au bord du lot, d’une façon trop linéaire à leur goût, impactant toute la rive depuis Sainte Livrade jusqu’à Rogé ; pourtant vous n’en tenez nullement compte en continuant à vouloir construire à ces endroits, faisant ainsi la course aux fonciers. 
  • Le collectif estime qu’il est possible de prendre des terres aux endroits déjà impactés par ce développement industriel de l’autre côté du lot.  
  • La CAGV achète très cher des terres agricoles, avec de l’argent public, sans aucune concertation préalable avec les citoyens et les associations concernées par le cadre de vie .
  • Ces terres doivent être destinées à développer la production de produits maraîchers biologiques pour alimenter nos collectivités et les citoyens de la CAGV, ceci est un moyen aussi de créer de l’emploi durable tout en préservant une qualité alimentaire de proximité.  
  • Par l’ achat de ces terres , vous dévalorisez le patrimoine des propriétaires aux alentours auxquels vous avez accordé des permis de construire auparavant ; de plus ces propriétaires sont condamnés à rester et à subir toutes les nuisances que vont entrainér ces flux de transports. 
  • Nuisances par le bruit, par la pollution, par la privation des nuits obscures à cause de l’éclairage permanent des ces dépôts, pourtant préjudiciable pour l’écologie et l’économie d’énergie dont vous osez nous en faire la morale.  
  • Vous avez refusé de dire à qui étaient destinées ces terres, malgré les demandes des citoyens de la CAGV ; car il nous semble évident que si vous les vendez à une seule entreprise, vous allez vouloir impacter encore de nouvelles terres sous le prétexte que vous avez besoin de 2 hectares par an en réserves foncières pour l’industrie. 
  • Le collectif exige qu’il soit établi un plan d’aménagement d’accès le moins impactant possible pour les riverains, ce qui veut dire : repenser complètement le réseau routier inadapté des ces zones.  
  • La CAGV est sur l’agenda 21 et le développement durable ; pourtant, vous ne vous souciez guère de l’impact de l’air polluant que vont provoquer les navettes de semi-remorques, ni des déchets qui vont souiller les champs et bords de route (les zones actuelles étant de vraies poubelles). 
  • Le collectif demande à Mr le maire, que tous les riverains aux alentours bénéficient d’un abattement d’impôts aussi bien foncier que local, car vous détruisez leur cadre de vie et rendez invendables leurs biens en les dévalorisant, condamnant ces gens à rester là. 
  • Le collectif émet des doutes sur l’aménagement des berges du lot dans la mesure où des bâtiments seront construits à près de 200 mètres de celles-ci, très nuisible pour le tourisme et la beauté des rives actuelles. 
  • Le collectif mettra en œuvre toutes les procédures judiciaires possibles pour refuser cet aménagement si la CAGV ne s’engage pas à préserver la santé, la sécurité, la dignité des citoyens autour du site ; le souhait de cesser d’impacter cette zone, ceci passant par des concertations avant projet, par des aménagements soucieux du respect du cadre de vie.                     

8 Février 2018

Pour le collectif,  

Sylvain BLANCHE

Président de l’association de la défense du cadre de vie de la CAGV

3 Comments

  1. Sur le cahier, j’ ai écrit mes commentaires…
    Mais ce que j’ai trouvé scandaleux à la Mairie de Villeneuve, c’est que dans le SAS d’entrée de la Mairie en haut de l’escalier, he bien regardez bien, la Mairie y a affiché des belles photos de paysages du villeneuvois rappelant le protocole de la charte paysagère…

  2. Je souscris totalement au texte du Collectif animé par l’Association Défense du Cadre de Vie du Grand Villeneuvois.
    Pour ma part, et ce de façon complémentaire,
    j’ai rédigé un texte transcrit manuellement sur le registre.
    Il se situe selon deux plans:
    – sur le plan collectif, le point de vue au titre de citoyen,
    – sur le plan personnel, la position du résident, directement impacté
    par “l’Avant-Projet” (?)
    De façon très concrète, une Question fondamentale est posée sur le plan DEONTOLOGIQUE.
    Le Projet concerné procède-t-il d’Intérêt Public, c’est à dire pour la Communauté ?
    Soit afin de satisfaire les besoins potentiels de multiples Entrepreneurs ?
    ou bien :
    Le dit Projet serait-il imaginé pour les besoins spécifiques d’extension d’une seule entreprise préexistante ?
    Dans le premier cas, la CAGV interviendrait dans le droit fil de l’une de ses nobles missions : le développement économique et la création d’emplois.
    Se poserait alors – seulement, et la problématique reste difficile – le choix le plus judicieux, ou le moins pénalisant, de l’implantation d’une Zone d’Activité.
    Les deux schémas d’implantations des parcelles, constitutifs du dossier – au sein de la Zone d’Activité – présentés sur le registre inclinent à penser que c’est bien la première hypothèse (Multi-utilisateurs) qui doit être retenue.
    En effet, ils illustrent deux variantes de distribution de parcelles mises à disposition d’une vingtaine d’entreprises, PME indépendantes.
    Dans l’hypothèse inverse, il reviendrait au bénéficiaire unique – de l’ensemble de la Zone d’Activité – le soin d’aménager son domaine selon ses besoins spécifiques.
    Un tel document n’aurait alors nullement sa place dans le dossier.
    Non seulement inutile, il constituerait une pièce parasitaire qui – au lieu d’éclairer le débat – le rendrait dès lors totalement confus.
    De façon à atteindre la TRANSPARENCE – vertu absolument indispensable dans ce débat –
    pour éviter toute rumeur, toute interprétation approximative, je demande l’acte suivant :
    L’Engagement solennel, par le Maître d’Ouvrage : la CAGV, représentée par son Président, que :
    le projet de réalisation de la Zone d’Activité – actuellement au stade d’Avant Projet –
    est bien conçu pour un usage MULTI-UTILISATEURS.

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