“Food dating” : les producteurs et restaurateurs mis en relation…

Les”Circuits courts” : vastes débats… Chaque fois qu’un pas est fait pour rapprocher les producteurs des consommateurs, c’est un pas fait vers une meilleure qualité de la vie pour tous. Le petit Bleu de l’Agenais, publie ce Mardi 20 Février 2018, un excellent article (Avec photo de Morad Cherchari), évoquant l’expérience de “Food Dating” organisée à Agen,  à l’initiative de la Chambre d’agriculture : la mise en relation directe de 20 producteurs de Pays et de 24 restaurateurs… Intéressant. Exemple à suivre…
Liliane Pocholle

«Food dating» : les producteurs et restaurateurs mis en relation

Chaque producteur a eu l'occasion de présenter ses produits et ses tarifs aux professionnels des métiers de bouche. Un tour du département et des spécialités, de table en table./ Photo Le Petit Bleu Morad Cherchari
Chaque producteur a eu l’occasion de présenter ses produits et ses tarifs aux professionnels des métiers de bouche. Un tour du département et des spécialités, de table en table./ Photo Le Petit Bleu Morad Cherchari
Un «food dating» a été organisé hier à Agen à la chambre d’agriculture à son initiative. Une mise en relation de 20 producteurs de pays et 24 restaurateurs afin de favoriser des approvisionnements en circuit court de produits frais, originaux et de qualité. Une rencontre entre producteurs et restaurateurs du cru lot-et-garonnais a été organisée hier à la chambre d’agriculture à Agen. Une vingtaine de petits producteurs en vente directe (viandes, volailles, fromages, yaourts, pruneaux, miel, fruits et légumes, noisettes) ont répondu présents à ce rendez-vous jugé à l’unanimité «intéressant», dans la mesure où elle favorise une prise de contact entre ces exploitants agricoles et ces professionnels des métiers de bouche. Une mise en réseau de l’offre et de la demande «servie sur un plateau» à l’initiative de la chambre d’agriculture et l’Union des métiers de l’industrie hôtelière. «Les restaurateurs jouent vraiment le jeu de la proximité pour leurs fournisseurs. Il y a de belles cartes à jouer dans le futur», se réjouit Nathalie Roussille, présidente de l’association Agriculture et Tourisme. «L’UMIH a fait passer l’information chez ses adhérents pour favoriser le qualitatif», a indiqué Jean-François Blanchet.

Radis noirs, navets et épinards

Lors de ce «food dating», les producteurs ont pu échanger pour nouer des relations commerciales et mettre en place des approvisionnements en circuit court. Certains travaillent déjà ensemble. Comme «Lou Cornal», spécialiste du fromage de chèvre et de la viande de porc à Saint-Pierre-de-Clairac, qui fournit «La Poule à vélo» à Saint-Jean-de-Thurac et Au P’tit Bonheur à Agen. «Au lieu de les démarcher un par un, on a une première grande approche», résume Viviane Maubert. À la Ferme de Castex à Fauillet, les carottes fanes d’arrière-saison, les variétés de pommes de terre, le radis noir, navets et épinards attendent de trouver preneurs : «Ce système est audacieux. On a tous le nez dans le guidon en semaine, producteurs comme restaurateurs. Il y a une belle vitrine exposée ici aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que le Lot-et-Garonne est un département gastronomique. Et on y trouve tous les produits de la terre», souligne Philippe Sallefranque. Benoît et Marie de Flaujac cultivent à Lafox, tomates cœur-de-bœuf, courgettes, aubergines striées et mini-poivrons qui caramélisent à la chaleur. Le jeune couple attend aussi beaucoup de ces entrevues. Idem pour l’EARl Queyrel de Montayral avec son veau rosé et bientôt sa blonde d’Aquitaine. Véronique Cherrier et son époux ont mis au point, à Anzex, la «fraise blanche» au goût d’ananas et la «fraise framboise», autre curiosité, les mini-légumes, l’asperge pourpre et les citrons «main de Bouddha», «combawa» et «caviar». Problème, quid des livraisons? «Quand on est une petite exploitation éloignée. Il faudrait organiser un système de collecte». Ou encore le fromage de chèvre bio de Quentin et Virginie Pognant d’Astaffort qui alimente déjà des bonnes tables et dont l’exploitant compte intensifier les commandes dans l’Agenais. Un «food dating» fructueux qui mise sur la valeur ajoutée, la qualité et la proximité.

 

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