Initiatives et innovations : l’e-agriculture et les circuits courts par “Marché d’ici” à Lavardac…

Initiatives et innovations émergent de toutes parts. Le monde agricole bouge. Le numérique fait irruption dans la commercialisation des produits agricoles.

La Dépêche du Midi du 16 Avril 2018 publie un très intéressant reportage (N.E) sur la e-agriculture et les circuits courts.

Gérard Formaggio

«Marché d’ici» : l’e-agriculture et les circuits courts

Avec le développement du site et sa portée nationale, l'équipe espère bien s'agrandir d'ici quelques mois./ Photo DDM, N.E
Avec le développement du site et sa portée nationale, l’équipe espère bien s’agrandir d’ici quelques mois./ Photo DDM, N.E

«Marché d’ici» c’est un peu le Blablacar des agriculteurs. Si l’idée a émergé il y a déjà plus de trois ans, la structure est réellement née en octobre dernier à Lavardac. Plateforme innovante au service des producteurs et des consommateurs, ce n’est qu’une question de jours avant que le site ne soit révélé au public. «On a déjà près de 300 personnes pré-inscrites dont une centaine de producteurs, s’enthousiasme Romain Capelle, l’un des fondateurs du projet. Et ce sont principalement des gens qui sont arrivés sur le site par hasard.»

De la choucroute au concept

Cette histoire c’est celle des quatre mousquetaires : Romain, Julien, Vincent et Yann. «Marché d’ici» c’est le fruit d’une anecdote et de quatre fondateurs sensibles aux questions de l’agriculture actuelle et des circuits courts. «Des proches originaires d’Alsace sont venus dans le Lot-et-Garonne il y a quelques années. J’ai voulu leur faire plaisir en leur cuisinant une choucroute mais impossible d’en trouver une digne de ce nom dans la région si ce n’est des conserves…» De la choucroute, sont nés les prémices de «Marché d’ici». Ainsi, les consommateurs auront tout le loisir de commander des produits qu’ils ne trouvent pas dans leur région, le tout sur un mode de circuit court. «Un jour on a entendu dans une émission radio qu’un produit français fait en moyenne 1 500 kilomètres avant d’être consommé. Ça a mis le doigt sur un système de distribution dont on a voulu réduire le voyage tout en restant sur des produits frais et locaux.»

L’artisan au cœur du web

Pour Romain Capelle, la toile a une place essentielle dans le commerce aujourd’hui. De plus en plus de consommateurs se tournent vers l’Internet pour commander leurs produits, notamment les spécialités d’autres régions. «Le problème majeur c’est que quand un artisan se lance dans l’e-commerce, c’est souvent à perte. Il y a le coût du site, la pub, le référencement… C’est comme ça qu’on a eu l’idée de créer cette plateforme où tous les artisans basés en France pourront s’inscrire.»

De là, un système de boutique en ligne gratuite avec contact, géolocalisation, produits aux prix qu’ils souhaitent vendre… Et l’équipe y gagne. «Le modèle économique de notre site se base sur une commission. Si un consommateur décide de commander via le site, on récupère 10 % sur la vente». L’avantage pour les clients, c’est le ticket de caisse transparent. «La personne aura une visibilité totale sur la part qui revient au site et celle qui revient au producteur.» Même politique de transparence pour les produits. Pour l’équipe, il était important de se mettre dans la peau des artisans mais aussi des consommateurs. «Les internautes pourront voir la provenance des produits, leur origine et les artisans pourront expliquer le pourquoi du comment de cette origine», précise le fondateur.

Et si «Marché d’ici» c’est parti de quatre cerveaux, l’équipe espère bien s’agrandir encore. «On table vraiment sur une campagne au niveau national. Plus on aura de producteurs inscrits, plus on aura besoin de personnes dans la team», sourit Romain.

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