La LGV Bordeaux-Toulouse toujours en question…

A lire dans la Dépêche du Midi du 11 Octobre 2017 :

Les associations anti-LGV ne décolèrent pas

L'association Alternativ 47 regroupe environ 350 élus lot-et-garonnais, opposés à la construction de la ligne à grande vitesse./ Photo PB, Morad Cherchari.
L’association Alternativ 47 regroupe environ 350 élus lot-et-garonnais, opposés à la construction de la ligne à grande vitesse./ Photo PB, Morad Cherchari.
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Une grosse dizaine d’élus lot-et-garonnais et des militants anti-LGV s’étaient donné rendez-vous hier, devant la préfecture, pour exprimer leur mécontentement. Raymond Girardi, président de l’association Alternativ LGV, voulait donner de la voix, «en réaction aux contre-vérités rapportées ces derniers temps».

Le vice-président du conseil général a tempêté contre un projet qu’il estime inutile et onéreux. Pour appuyer son propos, il s’est appuyé sur les conclusions données par des commissions parlementaires (une du Sénat et une de l’Assemblée nationale), ainsi, «et surtout», sur une enquête d’utilité publique menée dans le Grand Sud-Ouest qui a rassemblé 14 000 négatifs à l’encontre du projet de la LGV. «Le Lot-et-Garonne serait le grand perdant car ce projet n’a de visée que de désengorger Toulouse et Bordeaux, a-t-il poursuivi. Il menacerait jusqu’à l’existence de la gare d’Agen» !

Son coprésident, Jean-François Garrabos, maire de Feugarolles, parlait lui «d’insécurité territoriale. Ce projet bloque toutes les politiques d’urbanisation des communes concernées par le tracé. Je pense que les citoyens préféreraient voir leurs trains arriver à l’heure plutôt que de dépenser l’argent public dans une nouvelle ligne».

À leurs côtés, Claude Semin, président de Coordination 47, a haussé le ton : «Comment peut-on annoncer de tels mensonges ?», «Qui va financer cela ?». Plutôt que l’ouverture d’une nouvelle ligne (qu’il chiffre à plus de 10 milliards d’euros), le Lot-et-Garonnais est lui aussi favorable à une rénovation complète des voies existantes (2 à 3 milliards d’euros), «dans un état déplorable et dangereux, notamment sur les passages à niveaux».

Les militants anti-LGV vont maintenant essayer de faire entendre leurs voix à Paris, auprès du ministre des Transports, Élisabeth Borne, qui leur serait favorable, à l’image du président Macron.

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