La solidarité entre Associations…

La solidarité entre associations n’est pas un vain mot…

Comme la plupart des organisations qui ont pour  vocation l’animation de  la vie Socio-Culturelle des collectivités locales, les associations loi 1901 des petites communes rurales sont en « crise ». Baisse des effectifs, baisse ou suppression des subventions,  mais surtout, baisse des vocations militantes…  Beaucoup d’associations, jadis florissantes, sont au bord de la « cessation d’activité ».

Le cas de la commune de Saint-Antoine n’a rien d’exceptionnel, mais il est symptomatique du malaise. Les dix dernières années ont vu  la disparition du Club de Pétanque, du Comité des fêtes, de l’Association « Initiatives », du Club des Jeunes Musiciens du Village, du club de Tennis, du club de foot (Les diables rouges), les Compagnons de l’Histoire (Chevaliers)… Faute d’effectifs, de ressources, d’animateurs, ces structures qui eurent, un temps, grande audience dans la commune, ont mis la clé sous la porte. En ce début de 2016, Le Club Espoir battait de l’aile,  Informations Citoyennes locales a décidé de cesser ses activités, Vivre Saint-Antoine ne compte plus qu’une poignée d’adhérents. Seules quelques associations très spécifiques résistent et parfois  se développent : Aulon, Accro-Rando, la Palette, la Gaie Pédale, la Défense du Cadre de Vie, les parents d’élèves, Racing47. La chorale Musicalba, elle-même, malgré son effectif important, ne compte plus aucun membre originaire de la commune. La nouvelle Association Le Festival, appelée, cette année, à voler de ses propres ailes, devra faire ses preuves et montrer sa capacité à pérenniser le superbe festival de musique sacrée de l’été 2015.  Le malaise touche, également, la Bibliothèque Municipale qui « végète » malgré sa modernité et la très forte implication des bénévoles qui s’en occupent.

Faut-il en conclure que « tout est foutu » , qu’il vaut mieux « aller voir ailleurs », que le bénévolat tombe en désuétude ? Je ne le pense pas :

« Ce qu’on ne peut plus faire tout seul, on peut le faire à plusieurs… »

L’exemple de l’opération « sauvetage » récent du Club Espoir, montre que si l’on a la volonté de résister et de se renouveler, une solidarité immédiate peut se manifester autour d’un projet motivant et capable de susciter le désir de participer et de s’impliquer.

En ce début d’année 2016, une groupe d’une dizaine de membres d’associations amies est venu prêter main forte au Club Espoir pour assurer sa survie et un nouveau développement. Est-il possible d’espérer d’autres sauvetages, d’autres renouveaux ? Pourquoi pas !

Hervé Casse (Club Espoir) et Gérard Formaggio (Informations Citoyennes Locales)

Encore faut-il que les différentes associations  puissent se réunir pour discuter et élaborer des projets  qui pourraient être conduits conjointement ou en commun.  Encore faut-il que les associations « bien-portantes » ne se replient pas sur les actions conduites en solo, et acceptent de coopérer à des projets d’intérêt général, coordonnées par la Municipalité, par exemple.

La balle est, désormais,  dans le camp de la Municipalité qui doit prendre, résolument,  les choses en mains. L’initiative de réunir les  associations de la Commune pour  coordonner les différentes activités spécifiques (Calendrier , locaux, nature des actions) et de leur proposer des projets à conduire en commun (Un Forum des Associations, par exemple), est un bon début. Il faut aussi que les associations qui ont envie de survivre, établissent des  projets intéressants, motivants, d’intérêt général. Nul doute que les financements viendront alors, pour en couronner les succès…

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