Pollutions odorantes et malsaines

29 mars 2015

LA LAGUNE DU LÉDAT
C’est le système d’assainissement collectif «en service» depuis 2002 pour une partie des habitants du Lédat.
Quand ça fonctionne bien, les 3 bassins de décantation peuplés de roseaux, d’algues et de bactéries, permettent le traitement des eaux usées avant rejet.

Au Lédat, le système est en place mais ne fonctionne pas. 
POURQUOI ?
• canalisations montées à l’envers en contre-pente,
• travaux inachevés,
• bassins dépourvus d’étanchéité et sous dimensionnés,
conçus pour 120 foyers raccordés, 220 actuellement,
• le curage décennal non réalisé.

UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE
• L’assainissement n’est plus assuré depuis 2002.
D’où des pollutions graves et des odeurs insupportables pour les riverains et des risques pour la santé publique.
• Les nappes phréatiques et puits sont contaminés.
• Située en zone inondable, la lagune rejette dans la Lède, puis dans le Lot, toutes les eaux vannes non traitées du Lédat.
• Les roseaux épurateurs n’ont jamais été plantés.

Qu’ont fait les pouvoirs publics et Eau 47 
pour appliquer la législation en cours 
et que font-ils aujourd’hui ?
Quand la mise aux normes promise sera-t-elle effectuée ?

ENSEMBLE EXIGEONS 
• La mise aux normes de la lagune, de toute urgence.
• LE REMBOURSEMENT DES TAXES PERÇUES 
pour les services non rendus.

REJOIGNEZ
L’Association du Grand Villeneuvois 
pour la Défense du Cadre de Vie
Roujol – 47340 St Antoine de Ficalba – Tél. 06 73 57 31 05
adcv-grandvilleneuvois@gmail.com
CONFÉRENCE DE PRESSE
VENDREDI 3 AVRIL 2015
à 18 h 00
au bristro-brasserie LE RIO, le bourg – Lédat

Animée par M. Sylvain BLANCHE
Association du Grand Villeneuvois 
pour la Défense du Cadre de Vie

Le Rio fermé, sur ordre, sous notre nez, la Réunion s’est tenue, debout, sur la place du Lédat…

 

Un très bel article de Léa Aubrit dans le Sud-Ouest de ce Mardi 10 Février 2015 :

Le Lédat (47) : construite en 2002, la station d’épuration est déjà obsolète

Publié le 10/02/2015 à 06h00 , modifié le 10/02/2015 à 17h20 par 
Léa Aubrit

La station d’épuration du bourg est surchargée et incommode ses voisins. Polluée, elle a été raccordée à un trop gros nombre de lotissements et va devoir être refaite plus tôt que prévu.

Le Lédat (47) : construite en 2002, la station d’épuration est déjà obsolète
Des travaux ont été programmés. Ils pourraient débuter en septembre prochain.© PHOTO 
“SO”
« Des remontées de paquets de boue et un bullage très important, signe de fermentation et d’accumulation de boues, sont visibles sur le premier bassin. Le virage au rose, signe de la prolifération de bactéries de soufre en raison de la surcharge, se produit maintenant tous les étés » : le rapport du Service d’assistance technique en épuration et suivi des eaux (Satese) est édifiant concernant la station d’épuration du Lédat.
« Les canalisations de liaison entre bassins ont été mal conçues […]. L’évaporation est heureusement très importante en été et, combinée à la mauvaise étanchéité des deux derniers bassins, il n’y a pas de rejet d’effluent en sortie du troisième bassin », ajoute le rapport. La lagune [système de bassins qui communiquent entre eux et où l’eau est notamment filtrée par des roseaux, NDLR] du Lédat, construite en 2002, est aujourd’hui complètement obsolète et les riverains souffrent de fortes nuisances olfactives dues à sa saturation. Prévue lors de sa construction pour pouvoir amortir le futur développement de la commune, la lagune est surchargée.

À QUI LA FAUTE ?

« Deux lotissements privés et communaux (66 lots) ont été raccordés alors qu’ils n’étaient pas prévus géographiquement, regrette Julien Madelpuech, directeur adjoint technique au syndicat Eau 47. On a été mis devant le fait accompli. Entre 2000 et 2005 et avec une vague de développement outrancier, les mairies ne nous consultaient pas forcément avant de délivrer chaque permis de construire. C’est désormais le cas. »

Du côté de la mairie du Lédat, on ne partage pas vraiment cet avis : « Au départ, on nous disait que cette lagune était sur-dimensionnée et, maintenant, c’est l’inverse ! Donc, il faudrait savoir, s’agace le maire, Christian Rousseau. Et le syndicat aurait dû, à ce moment-là, refuser les raccordements même mis devant le fait accompli ! »

“C’est une catastrophe écologique. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités”
Tous sont néanmoins d’accord sur un point : il faut agir. Eau 47 s’est saisi du problème, mais a dû prouver aux organismes financeurs, l’Agence de l’eau et le Conseil général, l’urgence de la situation.

Deux ans et demi d’études et beaucoup de réunions en concertation avec les services de l’État ont été nécessaires. Un nouveau zonage a été établi, tout comme un plan de rejet différent avec un point de chute dans la Lède une fois les eaux nettoyées. Eau 47 espère lancer un appel d’offres pour les travaux en mai, pour un début des travaux en septembre. Ces derniers dureront deux mois et demi et ont été budgétés à près de 250 000 euros. 10 % seront pris en charge par la commune (qui, du reste, finira de payer le prêt pour la construction initiale de la lagune l’an prochain), le reste par Eau 47 et les organismes financeurs.

« BLOQUER LES PERMIS »

Un projet qui va être très surveillé par Sylvain Blanche et l’association du Grand Villeneuvois pour la défense du cadre de vie, qui s’est saisie du problème, alertée par des riverains. « Notre but est que cela fasse jurisprudence,explique le président de l’association. C’est un minimum pour une mairie, qui signe un permis de construire, que de vérifier que l’assainissement ensuite sera aux normes. On veut aussi dénoncer cette course au foncier. C’est une catastrophe écologique. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités et que les permis de construire soient bloqués tant que les travaux ne sont pas faits.

La lagune du Lédat

Dans la Dépêche du midi du 8 Février 2015 :

La Dépêche du midi de ce Dimanche 8 Février 2015, sous la plume de Frédéric Pascaud, publie un article sur le grave problème de pollution des eaux chez nos voisins du Lédat…

Les eaux polluées de la lagune du Lédat

Selon Christian Rousseau, la réhabilitation de la lagune sera effectuée en 2015.

Les questions environnementales, la pollution, l’assainissement, voilà quelques-unes des alertes que Sylvain Blanche et les membres de l’association du Grand Villeneuvois pour la défense du Cadre de Vie lancent régulièrement

Sylvain Blanche s’était penché il y déjà quelque temps sur le problème de la lagune d’épuration de l’eau sur la commune du Lédat et destinée à traiter les eaux du bourg. «Au moment même de sa construction, il y a eu des problèmes de malfaçons. Et actuellement, elle n’a pas la capacité nécessaire pour traiter l’ensemble des eaux qui y arrive. La station était prévue pour traiter 120 branchements, actuellement, 215 lots y sont traités. Cette station est proche de la Lède, en zone inondable. Un danger pour l’environnement. Tout le monde est alerté, mais nous pensons que les choses n’avancent vraiment pas assez vite».

Un rapport datant de 2013 et émanant du SATESE (Service d’Assistance Technique en Épuration et Suivi des Eaux) est assez éloquent à ce sujet. «La surcharge importante de cette lagune provoque de grosses nuisances olfactives, un comblement accéléré du premier bassin par les dépôts de boues (…). Les canalisations de liaison entre bassin ont été mal conçues (sortie plus haute que l’entrée). L’évaporation est heureusement très importante en été et, combiné à la mauvaise étanchéité des deux derniers bassins, il n’y a pas de rejet d’effluents en sortie du troisième bassin».

Christian Rousseau, maire de la commune est «parfaitement conscient de ce problème». Le 18 juillet 2014, il avait d’ailleurs écrit au syndicat départemental d’adduction et d’assainissement d’eau du département «en insistant sur l’urgence avec laquelle il est nécessaire d’engager des mesures correctives pour mettre fin aux nuisances que la station génère». La réponse du syndicat «Eau 47» porte plus sur le montage et les décisions prises à l’époque. «La capacité de l’ouvrage avait été fixée à 300 équivalents habitants». Mais à l’époque, de vifs débats opposaient des services du syndicat à ceux des deux organismes financeurs. «(…)les subventions n’avaient pas vocation à financer le développement de l’urbanisme mais qu’elles devaient se limiter au traitement de la pollution existante». D’où la capacité réduite à 120 équivalents habitants et les problèmes que cela génère maintenant. «Cela nécessite de gros investissement» commente Christian Rousseau, «et ce genre de travaux ne se décide pas du jour au lendemain. Mais depuis 2012, ces travaux sont inscrits au budget du syndicat des eaux. Le problème devrait être réglé dans le courant de l’année (1er semestre ?), et la capacité de la station sera largement augmentée»

Journal Sud-Ouest 11 Mars 2015 :
L’assainissement : « Une station inachevée »

L’assainissement : « Une station inachevée »
La lagune n’en finit pas de faire des vagues.

Les oreilles de l’ancien maire du Lédat ont dû siffler, lundi soir, lors de la réunion du Conseil municipal. Premier magistrat de la commune jusqu’en 2008, date à laquelle Christian Rousseau lui a succédé, Claude Arcas a été la cible de Serge Léonard quand il sera question de la station d’épuration (lire nos précédentes éditions). Le conseiller municipal d’opposition n’a pas mâché ses mots, accusant Claude Arcas et son premier adjoint de l’époque, Christian Rousseau, d’être « responsables » pour justifier le mauvais fonctionnement de cette lagune.

« En zone inondable »

Construite en 2001, pour recevoir 35 branchements (120 habitants), elle fut un moment « surdimensionnée ». Les flux d’eaux usées étaient alors insuffisants. Puis, au fur et à mesure de l’urbanisation, elle est devenue « sous dimensionnée » : 115 raccordements aujourd’hui, pour 35 prévus à l’origine. Le numéro deux du Conseil municipal, Robert Rieucaud, a complété l’explication de cet état de fait. Le premier adjoint au maire en charge du dossier a expliqué « que cette station fut construite en zone inondable ». Il a fallu réaliser des digues pour la protéger des crues de la Lède.

Une contrainte qui a englouti une partie du budget, « ce qui n’a pas permis de réaliser tous les travaux prévus au cahier des charges ». Et, notamment, la plantation de végétaux chargés d’assurer l’épuration des eaux usées. « C’est une station inachevée », assena l’élu. Les boues résultantes du filtrage auraient dû être enlevées tous les dix ans : « Cela n’a jamais été fait », regretta l’édile. Suite à de nombreuses réunions à l’initiative de la mairie et une mise en demeure par le préfet de Lot-et-Garonne, en 2013, Eau 47, qui a repris le flambeau suite à la dissolution du précédent syndicat, « ne peut plus reculer ». « Au cours du second trimestre (2015, NDLR), la réhabilitation de cette lagune sera entreprise », indiqua Robert Rieucaud. Une réhabilitation qui permettra également de raccorder une vingtaine de maisons supplémentaires, soit 135 au total.

Un autre dossier devait permettre à l’opposition de se mettre en évidence : les travaux d’aménagement du bourg, où il est prévu d’abattre cinq platanes, jugés dangereux, sur 15. Et de replanter 22 autres essences à la place. Serge Léonard, en défenseur du patrimoine local, s’y oppose. Et demande même un « référendum ». Il faudra faire vite, les dits travaux doivent débuter le 16 mars.

Dans la “Dépêche du Midi de ce Mardi 7 Avril 2015:
Nouvelles de chez nos voisins du Lédat.

Lagune : le curage des bassins avant l’été

Publié le 07/04/2015 à 03:52, Mis à jour le 07/04/2015 à 08:04

Une commune du Villeneuvois qui a souvent eu de vrais sujets pour faire parler d’elle. Le Lédat a actuellement son bourg transformé en «gruyère» avec les travaux de refonte des réseaux avant un aménagement annoncé coquet et beau. Puis, sa station d’épuration, qui depuis le début pose problème dans son fonctionnement. Elle était prévue initialement pour collecter les eaux du petit bourg de l’époque soit 35 familles, mais 14 ans après, on totalise 115 raccordements prévus, faisant de cette lagune un mauvais outil, non entretenu et ne donnant pas ce qu’on pouvait en attendre.

La municipalité de l’époque n’a pas assez veillé à un entretien indispensable car les boues auraient dû être retirées (pour épandage) au bout de 10 ans… De cette équipe de l’époque, on retrouve dans le conseil municipal actuel un ancien conseiller Claude Consolo et un autre, Christian Rousseau, devenu maire. Ils étaient aux affaires ces années-là et se trouvent aujourd’hui dans la situation de devoir prendre des décisions. Maintenant, l’heure n’est plus à savoir où sont les responsabilités car en fait Eaux 47 aurait aussi dû mener cette structure avec une technicité plus adaptée.

Il est grandement temps de remédier à cela et cette affaire mise au grand jour par l’Association du grand Villeneuvois pour la défense du cadre de vie semble prête à évoluer avec un projet totalement modifié (coût 360 000 € dont 10 % pris en charge par la commune) pour protéger la Lède et les riverains qui sont «empoisonnés» par les odeurs persistantes depuis trop longtemps.

Il s’agira de «plantation de roseaux dans des filtres drainants, plus d’eau visible donc plus d’odeurs ! Le curage total des bassins va être effectué avant l’été et les boues épandues après les récoltes sur trois mois.» Une réunion publique s’est tenue place du bourg entre écologistes et élus et jusque devant la lagune pour constater de visu les travaux prévus.

 

Laborieuse mais fructueuse conférence de Presse en plein air… relatée par le journal Sud-Ouest…

Jeudi 9 Avril 2015 – Sud-Ouest – Lot et Garonne

La Lagune : tous dans le même bain

La Lagune : tous dans le même bain
À droite, Sylvain Blanche, avec à ses côtés le maire du Lédat, Christian Rousseau, a présenté le projet d’Eau 47.© 
Le feuilleton de la Lagune devrait connaître un nouvel épisode au mois de juin, date à laquelle le syndicat Eau 47 devrait entamer des travaux de mise aux normes de cette station d’épuration. Des travaux estimés à 300 000 euros, la mairie participant à hauteur de 10 % du montant de la facture. Un chantier qui consistera à reprendre de fond en comble cette installation prévue à l’origine, en 2001, pour recevoir 35 raccordements des eaux usées des particuliers (lire notre édition du 10 février). Depuis, la municipalité a développé l’urbanisation en créant, notamment, deux lotissements (Malbec et Mérigou), soit 66 maisons supplémentaires. 66 foyers qu’il a bien fallu raccorder à l’assainissement collectif, comme l’exige la loi. Auxquels il faut ajouter, en 2013, les Terrasses du Lot, autre lotissement privé celui-là. On compte donc, aujourd’hui, 120 branchements, soit trois fois plus que la capacité initiale.« Laisser-faire »Un rapport de la Direction de l’agriculture de la forêt et de l’environnement du Conseil général, précisait pourtant que « toute nouvelle demande de raccordement au réseau devrait être refusée tant que la situation n’est pas réglée ». Mais d’indiquer aussitôt que « le nombre d’abonnés raccordés a malgré cela encore augmenté en 2013 ». Une recommandation plutôt qu’une interdiction, puisque malgré cette mise en garde, d’autres raccordements ont été effectués. À la demande de la mairie, l’exploitant, la Saur, a donc effectué ces branchements qui ne pouvaient qu’aggraver la situation. Joint hier, le maire, Christian Rousseau, a convenu d’un « laisser-faire », mais indique qu’il était difficile de faire autrement dans la mesure où la loi impose à un lotissement de bénéficier d’un assainissement collectif.Maintien des talusDepuis des années, cette station d’épuration, outre les désagréments causés aux riverains (odeurs), rejette dans la Lède des eaux polluées, comme le révèlent les analyses effectuées. Gérard Pénidon, directeur du syndicat Eau 47, reconnaît que « devant la forte augmentation de l’urbanisation sur la commune du Lédat, il aurait été bien difficile d’aller contre la demande de la mairie ». Autrement dit, les trois acteurs principaux, la mairie du Lédat, la Saur et Eau 47, ont décidé « d’ignorer » les risques que faisait courir à cette Lagune, et donc à la population, la surcharge de branchements des eaux usées, en les autorisant.
C’est ce qu’a tenté d’expliquer, vendredi dernier, Sylvain Blanche de l’association pour la Défense du cadre de vie du Grand Villeneuvois. Lors d’une conférence de presse qui s’est rapidement traduite en réunion publique, il a présenté le projet de rénovation de la Lagune imaginé par Eau 47. Un projet qui prévoit, après curage des bassins, de les recouvrir de terre et de plantations.

Une technique qui devrait empêcher toutes propagations des odeurs, les eaux usées n’étant plus exposées à l’air libre. Les talus existants seront conservés permettant de protéger ces bassins des crues de la Lède, contrairement à ce qui a pu être dit vendredi soir. Le feuilleton de la Lagune trouvera-t-il son épilogue en septembre prochain, date de la fin des travaux ? Rendez-vous cet automne.

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Sud-Ouest – Lot et Garonne – 2 Avril 2015

Ils s’invitent au Rio contre l’avis des restaurateurs

Ils s’invitent au Rio contre l’avis des restaurateurs
Alain Lespes et Nanon Gayraud n’étaient pas au courant de la réunion programmée chez eux.© 
C’est par un tract distribué mardi dans les boîtes à lettres des Lédatais, qu’Alain Lespes et Nanon Gayraud, qui tiennent le bistrot brasserie Le Rio, ont appris qu’une conférence de presse se tiendrait dans leur établissement demain, à 18 heures. Une réunion organisée par l’association du Grand Villeneuvois pour la défense du cadre de vie. D’où la surprise et la colère de ces commerçants, qui refusent « de mettre leurs (nos) locaux à la disposition des organisateurs ».
Jean-Claude Demaison chargé de contacter les restaurateurs explique avoir confié cette mission à une « tierce personne qui n’aurait pas accompli la démarche ? ». Une réunion qui concerne la lagune (station d’épuration de la commune), dont nous avons parlé à plusieurs reprises dans nos colonnes.

La station d’épuration

Animée par Sylvain Blanche, l’association, basée à Saint-Antoine-de-Ficalba, se propose d’informer, si besoin en était encore, de la situation de cette station d’épuration qui ne remplit plus ses fonctions, comme le reconnaissent les acteurs de ce dossier. Construite en 2001 pour recevoir 35 raccordements des eaux usées, elle en compte 120 aujourd’hui. Le syndicat Eau 47 qui gère cette structure, après avoir été mis en demeure d’effectuer les travaux en 2013 par le préfet de Lot-et-Garonne sous la « pression » de la mairie, devrait entamer sa mise aux normes dès le mois de juillet prochain, selon le premier adjoint au maire du Lédat, Robert Rieucaud, chargé du dossier.

Une information que semble ignorer Sylvain Blanche qui, dans le tract, pose la question : « Qu’ont fait les pouvoirs publics et Eau 47 pour appliquer la législation […] Quand la mise aux normes promise sera-t-elle effectuée ? ». Et de demander « le remboursement des taxes perçues pour les services non rendus ».

Demain à 18 heures, la conférence de presse prévue aura bien lieu mais devant le bistrot Le Rio sur le parking municipal de la salle des fêtes. La mairie fait savoir à son tour que pour le moment elle « n’est pas au courant de la tenue de cette réunion », bien qu’elle ne veuille, ni n’ait les moyens de s’y opposer. Dès lors que cela « ne trouble pas l’ordre public »…

Les eaux polluées de la lagune du Lédat

Publié le 08/02/2015 à 03:52, Mis à jour le 08/02/2015 à 09:43

Environnement – Lédat (47)

Selon Christian Rousseau, la réhabilitation de la lagune sera effectuée en 2015./Photo DDM.

Les questions environnementales, la pollution, l’assainissement, voilà quelques-unes des alertes que Sylvain Blanche et les membres de l’association du Grand Villeneuvois pour la défense du Cadre de Vie lancent régulièrement

Sylvain Blanche s’était penché il y déjà quelque temps sur le problème de la lagune d’épuration de l’eau sur la commune du Lédat et destinée à traiter les eaux du bourg. «Au moment même de sa construction, il y a eu des problèmes de malfaçons. Et actuellement, elle n’a pas la capacité nécessaire pour traiter l’ensemble des eaux qui y arrive. La station était prévue pour traiter 120 branchements, actuellement, 215 lots y sont traités. Cette station est proche de la Lède, en zone inondable. Un danger pour l’environnement. Tout le monde est alerté, mais nous pensons que les choses n’avancent vraiment pas assez vite».

Un rapport datant de 2013 et émanant du SATESE (Service d’Assistance Technique en Épuration et Suivi des Eaux) est assez éloquent à ce sujet. «La surcharge importante de cette lagune provoque de grosses nuisances olfactives, un comblement accéléré du premier bassin par les dépôts de boues (…). Les canalisations de liaison entre bassin ont été mal conçues (sortie plus haute que l’entrée). L’évaporation est heureusement très importante en été et, combiné à la mauvaise étanchéité des deux derniers bassins, il n’y a pas de rejet d’effluents en sortie du troisième bassin».

Christian Rousseau, maire de la commune est «parfaitement conscient de ce problème». Le 18 juillet 2014, il avait d’ailleurs écrit au syndicat départemental d’adduction et d’assainissement d’eau du département «en insistant sur l’urgence avec laquelle il est nécessaire d’engager des mesures correctives pour mettre fin aux nuisances que la station génère». La réponse du syndicat «Eau 47» porte plus sur le montage et les décisions prises à l’époque. «La capacité de l’ouvrage avait été fixée à 300 équivalents habitants». Mais à l’époque, de vifs débats opposaient des services du syndicat à ceux des deux organismes financeurs. «(…)les subventions n’avaient pas vocation à financer le développement de l’urbanisme mais qu’elles devaient se limiter au traitement de la pollution existante». D’où la capacité réduite à 120 équivalents habitants et les problèmes que cela génère maintenant. «Cela nécessite de gros investissement» commente Christian Rousseau, «et ce genre de travaux ne se décide pas du jour au lendemain. Mais depuis 2012, ces travaux sont inscrits au budget du syndicat des eaux. Le problème devrait être réglé dans le courant de l’année (1er semestre ?), et la capacité de la station sera largement augmentée».

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