Recyclage : des solutions innovantes et utiles qui contribuent à la valorisation des ressources et à une meilleure gestion des déchets…

Meilleure utilisation des ressources, meilleure gestion des déchets : préoccupations récurrentes de tous les défenseurs de la nature et de l’environnement, de tous les promoteurs du Développement durable.

Céline Garcia nous propose la lecture d’un intéressant article paru dans Le Parisien le 5 Avril 2018, avec la collaboration de SUEZ :

Céline Garcia

 Une bague conçue à partir de mégots de cigarettes, des chaises pour enfants créées grâce à du plastique de jouets usés, des sandales fabriquées avec de la peau de poisson… Nos objets quotidiens ont plus d’un tour dans leur sac ! Découvrez quelques-unes de ces étonnantes secondes vies offertes aux déchets par le recyclage.
Des routes en marc de café

Comment donner une seconde vie au marc de café, un déchet qu’on retrouve en grande quantité aux quatre coins de la planète ? C’est la question posée par des ingénieurs de l’université de Swinburne, à Melbourne (Australie). Après avoir récolté du marc dans des cafés non loin de leur laboratoire, ils ont décidé de mener une expérience : faire de ce déchet un matériau assez solide pour construire des routes. Le marc a ainsi été séché dans un four puis mélangé à du laitier, sous-produit issu de la fabrication de l’acier. D’après les scientifiques, le résultat est satisfaisant : la nouvelle matière ainsi créée a les qualités nécessaires pour servir de support aux enrobés des routes en construction. En cas de déploiement industriel, il faudra toutefois prévoir des quantités de marc conséquentes, une récolte sur l’ensemble des cafés de Melbourne ne permettant de construire que 5 km de route par an.

Des bagues en mégots de cigarette

Elle avait déjà recours à des bouteilles en plastique ou des écrans de portable pour créer des bols ou des fauteuils. Basée à Berlin, la jeune entreprise Pentatonic a désormais décidé de recycler… les mégots de cigarette ! 400 d’entre eux sont nécessaires pour réaliser leur nouveau produit star : la « smoke ring », une bague à l’aspect marbré et aux couleurs boisées. « Pour créer les bagues, nous traitons les mégots afin de séparer l’acétate de cellulose dans les filtres du papier et du tabac », explique-t-on chez Pentatonic. Le matériau est ensuite reconditionné en un panneau dans lequel seront découpées les formes des bagues. « Pendant le processus, les toxines nocives sont éliminées, laissant un matériau complètement sûr pour un contact prolongé avec la peau », assure l’entreprise, consciente des réticences potentielles des consommateurs. La bague est vendue 55 euros.

Smoke ring - Crédit photo : Pentatonic
Smoke ring

Crédit photo : Pentatonic

Des chaises pour enfants en jouets usés

EcoBirdy propose un exemple particulièrement parlant d’économie circulaire. L’entreprise belge permet aux enfants de trouver un nouvel usage des jouets usés en les recyclant en chaise ou en table. A l’origine de cette initiative, deux designers, Vanessa Yuan and Joris Vanbriel, qui ont mis en place un système de collecte et de recyclage des jouets inutilisés en plastique, en parallèle d’opérations de sensibilisation dans les écoles. Lampes, tables, rangements… La première collection a été dévoilée au salon Maison & Objet à Paris, en janvier dernier. Un mobilier durable qui a tout de même un prix : comptez 159 euros pour une chaise et 120 euros pour une lampe.

Chaise Océan - Ecobirdy
Chaise Océan

Crédit photo : Ecobirdy
Des chaussures de sport en déchets plastiques

C’est un succès pour Adidas. Kasper Rorsted, le PDG de l’équipementier sportif, a annoncé courant mars sur la chaîne CNBC que son entreprise avait vendu en 2017 un million de paires de chaussures « en plastique océanique ». Le géant allemand a en effet mis au point des modèles intégrant, dans leur fabrication, des matières plastiques recyclées, collectées sur les côtes avant qu’elles n’atteignent l’océan. L’équivalent de 11 bouteilles en plastique est ainsi réutilisé pour chacune de ces nouvelles paires. Cette innovation a été menée en partenariat avec l’ONG Parley for the Oceans, qui œuvre à la préservation des mers.

Des sandales en peau de poisson

Le saviez-vous ? La peau de poisson était déjà travaillée pour produire du cuir sous Louis XV. Il paraît même que la marquise de Pompadour en raffolait… Aujourd’hui, c’est une version « durable » de cette production qu’a mis en place Marielle Philip, en Gironde. Fondatrice de l’entreprise Femer, la jeune femme récupère les peaux de poisson jetées par l’industrie agroalimentaire de Nouvelle Aquitaine. Des peaux de truite, de saumon ou de bar qui sont ensuite transformées en cuir grâce à un tannage 100 % végétal (tanins de mimosas ou de noix de galle). Des partenariats ont été développés avec d’autres sociétés qui vont utiliser la matière première ainsi produite pour leurs créations. C’est le cas par exemple de La Pylataise, qui propose à ses clients des sandales ou des sacs à main réalisés en cuir de poisson.

Peau de poisson - Femer
Peau de poisson

Crédit photo : Femer

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