Savoir pour comprendre : itinéraires de l’eau du robinet…

Toujours préoccupée par les questions liées à la santé et à l’alimentation, notre amie Céline Garcia nous a fait parvenir un excellent article sur l’eau de nos robinets, publié par “Le Parisien ” du 4 Janvier 2018, en partenariat avec “Suez” . Ce document, très simple, a aussi valeur pédagogique. C’est pourquoi nous le classons dans la rubrique “Savoir pour comprendre”.

Céline Garcia

Les 5 vies de l’eau du robinet

L’eau que nous consommons tous les jours est une ressource complexe. Avant d’arriver dans nos robinets, elle subit un véritable parcours du combattant pour garantir sa qualité et préserver la ressource.

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L’eau potable peut avoir deux origines : les nappes souterraines et les eaux de rivière. Deux sources qui nécessitent un traitement spécifique. Pour Paris, 102 points de captage souterrains et deux fleuves et rivières (la Seine et la Marne) permettent d’alimenter la capitale.

Les eaux souterraines

Les eaux de pluie qui s’infiltrent dans la terre bénéficient d’un filtrage naturel grâce aux différentes couches de sable, de gravier et d’eau qu’elles traversent. Une fois dans la nappe, un traitement permet d’éliminer les résidus chimiques, notamment les pesticides.

Les eaux de rivière

Les eaux de rivière ne sont pas filtrées par la nature. Elles doivent donc être clarifiées dans des bassins de décantation, puis affinées par un traitement qui éliminera les dernières bactéries et polluants résiduels.

Pour garantir sa qualité durant le transport jusqu’au robinet, l’eau est faiblement chlorée. Elle est régulièrement contrôlée et peut être extraite du réseau en cas de problème.

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Un réseau de transport souterrain va ensuite acheminer l‘eau traitée jusqu’aux réservoirs. Au tota, la France compte 850 000 kilomètres de canalisations. A Paris, 72 heures sont nécessaires pour relier la source la plus éloignée, située à Armentières, dans la région Grand Est.

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De grands réservoirs, ou des châteaux d’eau en milieu rural, permettent de stocker l’eau à proximité de sa zone de consommation. À tout moment, ceux-ci garantissent deux jours de réserves, avec une pression de 2,5 bars en sortie de robinet.

Des goûteurs d’eau vérifient régulièrement son goût pour s’assurer qu’elle demeure toujours agréable. Au fil des saisons, son goût peut varier.

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L‘eau qui coule du robinet a été analysée en laboratoire par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales et par le distributeur. Elle doit avoir satisfait à 54 critères de potabilité.

Jusqu’en 1960, seuls 12% des Français disposaient d’un raccordement à l’égout.

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L’eau est ensuite dépolluée, et séparée de ses déchets. Une partie de ceux-ci, les boues, est recyclable et permettra d’enrichir les terres agricoles ou sera brûlée pour produire de l’énergie. 

3 Comments

  1. “Potable”, sans doute… mais, parfois, difficilement “buvable” en l’état… Il est souvent nécessaire de la filtrer à nouveau et de l’adoucir ; mais, quand elle a goût de chlore et que l’on a l’impression de boire l’eau de la piscine, on ne peut pas faire grand chose… sinon aller chercher de l’eau en bouteilles au supermarché voisin…

  2. « Des goûteurs d’eau vérifient régulièrement son goût »
    Ha bon ? Alors les goûteurs du Lédat (47300) doivent être absents ou malades !?
    Depuis plus d’un mois, l’eau sent la javel lorsqu’on la tire du robinet !

  3. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la manière pédagogique, claire et explicite, avec laquelle cet article présente le sujet.
    Merci à Céline de nous faire partager toutes ces excellentes recherches.

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