Un exemple à suivre : près de chez nous, un territoire à “énergie positive”…

Ne pas se contenter d’en parler : le faire…

Si l’on veut s’impliquer dans les économies d’énergie et dans la transition énergétique, il faudra, très vite passer à l’acte…

Le journal Sud-ouest de ce Samedi 20 Janvier 2018, dans un article présenté par Pierre Anthony Epinette, évoque l’expérience des 4 cantons : un exemple à suivre…

Une énergie positive pour les 4 cantons

Une énergie positive pour les 4 cantons
Marcel Calmette, élu en charge du projet, à côté des agents impliqués dans le dossier. 

PHOTO P.-A. É

La Communauté de communes des bastides en Haut-Agenais-Périgord (CCBHAP) vient de se lancer un défi de taille : faire changer les mentalités et les pratiques en termes de consommation d’énergie. Dans le droit fil de la démarche entamée avec la redevance incitative sur les ordures ménagères, destinée à préserver l’environnement et économiser de l’argent, la collectivité veut passer « Tepos » (Territoire à énergie positive). Autrement dit, « produire plus d’énergie que l’on en consomme » à horizon 2050.

L’intercommunalité a dû postuler auprès des porteurs et financeurs de l’opération que sont l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et le Conseil régional pour prétendre à lancer cette démarche sur le territoire. Sur les 36 candidats de la Nouvelle-Aquitaine, 12 ont été retenus, dont trois en Lot-et-Garonne. Ils se verront attribuer une enveloppe de 180 000 euros pour trois ans afin de recruter un animateur (Glenn Viollet) et de mener des projets pour une meilleure gestion de l’énergie au sein du territoire. Il ne s’agit pas d’un blanc-seing : si au bout de trois ans les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’enveloppe peut être réduite. 

Refus des éoliennes

Tout est parti du psychodrame autour des éoliennes, l’an dernier. L’ancien sous-préfet Thierry Mailles avait dit aux élus : « Vous refusez les éoliennes, mais ne refusez pas toutes les solutions pour économiser l’énergie dans le futur. Proposez d’autres sources d’énergie. » C’est ainsi que l’idée a germé.

Pour ne pas subir, un jour, une décision « venue d’en-haut » imposant le développement d’énergies alternatives dans tel secteur, avec tel critère, l’intercommunalité préfère anticiper et devenir précurseur. Et il y a du travail. Le Lot-et-Garonne est le dernier producteur d’énergie photovoltaïque de la région. Alors qu’il y a du potentiel pour installer des panneaux, dans des champs ou sur des toits.

En parallèle du développement de ces ressources, la collectivité veut sensibiliser les habitants sur les économies d’énergie et les inciter à rénover leur habitat, souvent mal isolé.

Car investir aujourd’hui dans la rénovation énergétique, peut représenter un retour sur investissement rapide, visible sur sa facture. Sur le territoire des 4 cantons, foyers, entreprises, bâtiments publics, tous confondus, on dépense 48 millions d’euros par an pour la consommation d’énergie… et on n’en produit pas.

Réduire cette facture tout en étant producteur d’électricité, provoquer un effet ciseau positif, qui permettrait, à terme, une fois passé Tepos, de faire économiser approximativement 1 000 euros par an à chaque foyer.

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