Un magnifique Ginko Biloba menacé à Villeneuve-sur-Lot…

Une note de notre ami Jean-Luc FEY :

Rapport de l’affaire « CAMUS » réf PC 04732314M0027 du 05/11/2014

Je fais mon rapport de ce Mercredi 5 Novembre, météo 5°C AM, 14°C PM, vent 7 Km/h, ciel ensoleillé  SUPER !

  • Ce matin, passage à la mairie de Villeneuve sur Lot, pour prise de RdV avec le maire. Celui qui m’est proposé se situe en début  Décembre donc beaucoup trop tard  pour mener une action par rapport à la date de validation du PC. Donc la secrétaire doit me contacter par tél.  (je me méfie c’est encore un moyen pour gagner du temps). 

Ce Rdv avec le maire pour attirer son attention sur le fait qu’une construction va se faire sans ménagement pour la végétation, le cadre de vie, (le GINCKO existant risque de mourir à cause du creusement des fondations trop prés du tronc), pas de précision dans le PC sur le sort des autres arbres, est-il prévu le remplacement des arbres abattus, y a t’il  un décret dans la charte paysagère, que deviendra  la parcelle N° 117 déclarée « zone verte protégée » etc… ?  J’attends le coup de fils de la secrétaire.

  • J’en ai profité comme n’étant pas loin du bon Dieu pour glisser une requête perso, qui n’a rien à voir avec Solincite, mais qui me tient énormément à cœur au sujet de cet espace vert « pelousé » dans le quartier sur lequel les véhicules viennent se garer en toute impunité… Je précise c’est perso.
  • Je suis passé au bureau de l’Asso CPIE 47 : mais, ils n’ont pas plus d’info que nous. Ils devraient me rappeler.
  • Donc j’ai téléphoné à Sylvain pour le mettre au courant.

 

Une petite anecdote :

  • Sur le chemin du retour je me suis arrêté à la police municipale, pour savoir en toute ignorance  si un décret  municipal aurait été voté avec toutes mes requêtes tant de fois exprimées auprès du maire : on peut toujours se garer sur les espaces verts et l’agent de police peut oui ou non verbaliser selon son humeur… va comprendre ...

Retour à la maison, un peu énervé de ne pas avancer dans les démarches, j’ai téléphoné à l’architecte Mr Peyraud à Marmande me présentant personnellement et  au nom de l’asso en mettant en avant, d’après le descriptif du PC, la survie du GINCKO et l’abattage de quelques arbres.

Je crois qu’on devrait avancer sur ce dossier :

D’après l’architecte, le plan de masse qui nous est présenté est trompeur, en fait c’est une  vue  de dessus  qui représente la limite de  la toiture  qui dépasse de 1,50 mètre par rapport au mur. Il faut regarder les pointillés.

Mr PEYRAUD  suggère,  au lieu de faire une tranchée directe sur toute la longueur du mur ; il pourrait poser sur 2 plots une longrine devant le tronc pour ne pas endommager son  système racinaire.

J’ai suggéré  de planter une haie le long de la rue Albert Camus pour cacher le parking et amènera de la verdure mais ne remplacera pas les arbres coupés.

 

Compte-Rendu de la réunion avec les responsables de Solincite :

Affaire « Camus » – RDV avec  l’association SOLINCITE MARDI 18 NOVEMBRE 2014 – 15 h 00

Etaient présent :

  • M. Priser responsable de Solincite – Tél. 05 53 89 03 85 – Escassefort
  • M. Peyrault architecte de Solincite – Tél. 05 53 20 09 45
  • Mme Couturier directrice Solincite Villeneuve sur Lot – Port. 06 24 14 17 12
  • une dame (dont j’ai oublié le nom qui est responsable d’un service de Solincite),
  • Gérard Formaggio et moi même représentants de AGDCV.

Gérard et moi avons été très bien reçus par l’association de Solincite à Villeneuve sur Lot.

Ensemble, nous avons visionné les problèmes et repéré les arbres qui devraient être abattus :

– 2 marronniers qui semblent être malades (comme beaucoup de marronniers le sont dans la région),

– 2 arbres de Judée que Solincite appelle « des repousses » (c’est la raison pour laquelle ils ne sont pas mentionnés sur le plan) : nous avons recadré cette appellation par « ARBRES » et ces arbres de Judée font 20 à 30 cm de diamètre au tronc à 1 mètre du sol.

– 1 ginkgo biloba que l’architecte estime à une bonne dizaine de mètres de haut.

A – La question posée à ce moment là,  est-il possible de positionner le futur bâtiment plus en retrait du ginkgo par rapport au projet ?

S’en est suivi la discussion avec pour chaque partie les documents appropriés.

Solincité : – «Les plans de construction ont été approuvés et signé par le pôle urbanisme et le Maire»

  1. Peyrault l’architecte : – «Le bâtiment ne peut pas être déplacé car trop coûteux pour le Maître d’ouvrage». M. Peyrault en présentant ces plans, apporte une modification au niveau des fondations pour mettre des longrines à la place des fondations afin de ne pas couper ou blesser les racines de l’arbre.

B – Nous avons mis en avant que les parcelles 117,  118 et 119 derrière le bâtiment sont considérées comme espace vert à protéger selon un courrier écrit et signé par le Maire Mr Cassany.

D’où l’importance de ces « repousses » que l’on doit nommer arbres et qui font l’objet d’une demande de permis d’abattage auprès de la Mairie.

Si l’abattage des arbres de Judée est accordé, il sera demandé de planter une haie entre le parking et la clôture côté rue Albert Camus. Depuis la rue, cela cachera le parking. Toutes les places de parking devant et derrière la maison seront couvertes de plaques « engazonnées » (non spécifié sur le descriptif). Donc pas de goudronnage.

Devant la maison, aucun arbre ne sera abattus, des plantations d’arbres sont prévus (dessinés mais pas spécifier sur le descriptif) pour faire de l’ombre.

Affaire « Camus » – RDV avec  M. CASSANY Maire de Villeneuve sur Lot 

MERCREDI 19 NOVEMBRE 2014 – 17 h 00

Etaient présent :

  • M. CASSANY, maire de Villeneuve sur Lot.
  • Frédéric SEVASTOS et moi-même Jean-Luc FEY représentants l’association.

 

Nous avons présenté les plans du permis de construire avec la note descriptive, sur lesquels ne sont pas mentionnés les arbres à couper sauf deux marronniers.

 De ce fait nous avons exposé la lettre de M. Cassany du 10 mai 2010 sur laquelle est mentionné « espace vert à préserver » des parcelles 117 et 118.

  1. Cassany : « Depuis cette date le PLU a été modifié » (cette année 2014 on a été au pôle urbanisme, on a vu (Sylvie et moi) une feuille A4 en couleur avec le plan du quartier, les parcelles à l’arrière du bâtiment étaient colorées en vert avec les cercles vert = « espace vert à protéger », impossibilité d’en avoir un duplicata).

 

Les propos de M. Cassany sur la présentation de

  • l’évolution du quartier en photo : il a reconnu « que les arbres disparaissaient »,
  • le document protections des arbres : « rien ne dit que le gincko est protégé, classé, sacré… . A partir de là rien ne dit de respecter le périmètre de protection des grands arbres»
  • Charte paysagère : « c’est seulement pour sensibiliser les élus » (M. Cassany n’a pas l’air d’y être sensible !)

Pour M. Cassany, madame Rolland n’étant pas venu sur place, une autre personne a fait le travail à sa place.

Il reconnaît que la commune est impuissante sur les terrains privés quand il s’agit d’abattage d’arbres. La commune ne peut pas interdire d’abattre des arbres sur un terrain privé. Solincité est sur un terrain privé.

 

Conclusion :

Devant cet état de fait et sans document approprié nous n’avons pas pu appuyer la défense du dossier.

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